LE NOMBRE CONSIDÉRABLE DE COURTS MÉTRAGES RÉALISÉS EN FRANCE (ET DE PAR LE MONDE) A PERMIS LA MISE EN PLACE D’UN VÉRITABLE RÉSEAU DE FESTIVALS PLUS OU MOINS IMPORTANTS. COMMENT SE DÉFINIT CETTE FORME SPÉCIFIQUE DE DIFFUSION ?

Qu’est-ce qu’un festival ?
Par définition, un festival est une manifestation régulière (généralement annuelle) et ponctuelle, organisée à époque fixe, et dont l’événement principal repose sur une compétition de films.
Les films en compétition doivent être relativement récents. Ils sont choisis par un comité de sélection après visionnage le plus souvent sur support vidéo.
Les films sont inscrits par les réalisateurs ou les producteurs. Dans la plus grande majorité des cas, l’inscription est gratuite (du moins en France).
À l’issue de la compétition, un certain nombre de prix sont remis par les membres d’un jury de professionnels mis en place par les organisateurs du festival.
Les festivals se ressemblent-ils ?
La palette de genres de manifestations est large. Il y a tout d’abord les festivals qui accueillent à la fois une compétition de courts et de longs métrages et ceux principalement dédiés à la forme courte.
Il y a les festivals « généralistes » (comme le festival de Clermont-Ferrand qui accepte tous les genres cinématographiques, ainsi que les supports argentiques et numériques) et les festivals spécialisés (comme le festival d’Annecy spécialisé dans le cinéma d’animation). D’autres mettent en avant une forme de cinéma précise : le fantastique, le polar, etc.
Enfin, les festivals disposent de moyens financiers plus ou moins importants. Cela a un impact sur la durée de la manifestation, sa couverture médiatique, le nombre de films retenus, le type de prix octroyés et sur la possibilité ou non de prendre en charge la présence des réalisateurs sélectionnés.
Le festival comme lieu de rencontre
Mais quelle que soit l’envergure de la manifestation, un festival a un triple intérêt : avoir la possibilité de connaître son film à un large public et pouvoir échanger avec lui, tisser des liens avec d’autres professionnels présents (auteurs, réalisateurs, comédiens, techniciens, producteurs, etc.), élargir sa propre culture cinématographique en découvrant les films des autres.
Les opportunités de rencontres sont d’autant plus grandes quand le festival met également en place un marché du film. C’est le cas de festivals comme Clermont-Ferrand, Annecy, Brest, Aix en Provence… Où des acheteurs de films et des sélectionneurs d’autres festivals (parfois internationaux) peuvent ainsi prendre connaissance des nouvelles productions.
La charte des festivals : pour la préservation d’une certaine éthique
Afin que la diffusion des courts métrages se déroule dans les meilleures conditions, quatre organisations professionnelles (Carrefour des festivals, Syndicat des Producteurs Indépendants, Société des Réalisateurs de Films, Agence du court métrage) ont établi une charte de qualité.
Cette charte repose sur de nombreux impératifs : publication d’un règlement précis, prise en charge de l’assurance des films, respect du support de diffusion et du format de projection des films, prise en charge du transport des copies, invitation des représentants des films sélectionnés, non-paiement de frais d’inscription, etc.
À consulter :
www.le court-com : pour accéder notamment à la plateforme d’inscription aux festivals et prendre connaissance du texte de la Charte de qualité des festivals
www.festivalscine.com : site de l’association "Carrefour des festivals"