
Quelques grandes sociétés (liées à des Majors françaises ou américaines ou encore à des chaînes de TV) distribuent la majeure partie des films, couvrant la quasi totalité du marché.
Face à ces entreprises, des distributeurs indépendants (où se côtoient sociétés de taille moyenne et petites structures alternatives) se partagent le reste du marché.
Le distributeur peut également découvrir un film une fois que celui-ci est terminé. Les festivals et les marchés du film sont pour lui les lieux d’expositions idéals pour découvrir les nouveautés.
Dans tous les cas, un contrat est établi entre le producteur et le distributeur.
La majorité des distributeurs importants s’engagent via un minimum garanti. Mais il faut savoir que, chaque année, une quarantaine de films français (dont le budget ne dépasse pas un million d’euros) se font sans l’apport d’un distributeur en amont.
Le distributeur se rémunère par une commission sur le montant de la recette brute distributeur (pourcentage qui revient au distributeur sur chaque ticket de cinéma vendu). Dans le cas d’une cession de droits, le distributeur est propriétaire des droits et non simple mandataire.
Le contrat détermine notamment le montant des frais d’édition investis par le distributeur. Ce dernier fera remonter la recette nette part producteur lorsqu’il sera remboursé de son investissement premier (minimum garanti & frais d’édition).
Le distributeur peut également être mandaté par le producteur pour prendre en charge la vente des droits du film auprès des chaînes de télévision, des éditeurs vidéo, de la diffusion en VOD, etc…
Certains distributeurs font également fonction de vendeur international (la vente du film aux distributeurs étrangers).
Le distributeur fera appel à un programmateur qui sera l’interlocuteur direct des exploitants. Il leur aura montré le film avant sa sortie et aura pour mission de les convaincre de le projeter dans leurs salles. Il veillera également à la circulation des copies entre les différentes salles.
Un contrat de location lie le distributeur à l’exploitant ; ce dernier lui reverse un pourcentage proportionnel aux recettes (entre 30 et 50%) ou un forfait.
Beaucoup de films se tournent sans la participation d’un distributeur. Alors, avant de frapper à toutes les portes une fois votre film terminé, n’hésitez pas à l’inscrire aux différents festivals internationaux. Un éventuel succès peut valoriser votre film aux yeux des professionnels (distributeur et presse).
Les films américains captent 44,7 % des copies en circulation, contre 42,9 % pour les films français.
60,9 % des films en première exclusivité sont recommandés Art et Essai. À leur sortie, les films Art et Essai sont en moyenne programmés dans un nombre de salles plus de 4 fois inférieur à celui des films non recommandés. La grande majorité des films Art et Essai disposent de moins de 20 copies.
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